La situation économique et financière de l’Autriche (septembre 2018) [de]

Une publication du service économique de l’ambassade de France en Autriche.

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Un marché du travail en tension

Porté par la bonne conjoncture, le chômage recule en août à 4,8 % de la population en âge de travailler (soit près de 288 000 personnes) alors que les créations d’emplois sont au plus haut (90 000 depuis le début de l’année). Selon l’agence pour l’emploi (AMS), la baisse touche toutes les catégories : les nationaux comme les personnes d’origine étrangère, de même que les 50 plus dans une moindre mesure. Les offres d’emplois non pourvus augmentent aussi fortement s’élevant à 80 000 postes, avec des disparités sectorielles et régionales fortes.

Face à la pénurie de main d’œuvre, notamment qualifiée, devenue le problème numéro un pour les entreprises en Autriche, le gouvernement a convoqué un sommet sur l’emploi le 19 septembre, réunissant les ministres de l’Economie et du Travail, Mme Schramböck et Hartinger-Klein et les partenaires sociaux. Ont été au centre des discussions la relance de l’apprentissage et la formation des jeunes, les incitations à la mobilité géographique et enfin la réforme de la carte de travail (dite rouge-blanc-rouge) à travers notamment la régionalisation de la liste des métiers en carence de main d’œuvre afin de favoriser l’immigration choisie.

C’est dans ce contexte que se sont ouvertes les négociations salariales dans le secteur de la sidérurgie-métallurgie, avec des syndicats revendiquant une hausse de 5 % des rémunérations. De manière inhabituelle, le chancelier Kurz s’est invité par voie de presse dans les discussions, appelant le patronat à faire preuve de souplesse.

Pour obtenir l’intégralité de notre veille, retrouvez notre document et bien d’autres informations sur notre site sous www.tresor.economie.gouv.fr/pays/AT

Dernière modification : 08/10/2018

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