François Hollande se rendra au sommet de la Francophonie à Kinshasa (octobre 2012) [de]

JPEGLe premier voyage officiel en Afrique du président de la République, François Hollande, débutera à Dakar le 12 octobre et se poursuivra à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, au 14ème sommet de la Francophonie, les 13 et 14 octobre.

Le Congo est le pays membre de la Francophonie le plus important d’Afrique, étant le plus grand pays d’Afrique subsaharienne, en même temps qu’un des plus peuplés, avec 71 millions d’habitants dont la langue officielle est le français. Le sommet de la Francophonie, qui se tient à Kinshasa, est l’occasion de réunir la communauté francophone du monde entier et d’établir des dialogues dans une atmosphère de célébration de la solidarité et de la langue commune. C’est là le but des sommets de la Francophonie : la langue est un vecteur d’idées et de valeurs communes, et doit aider la coopération politique entre les Etats.
Kin-la-belle, ou Kin-la-folle, c’est selon, est une métropole de 9 millions d’habitants, qui sera quelques temps le centre du monde francophone. Ce monde francophone, c’est, rappelons-le, 890 millions d’habitants, de 75 Etats, dont les chefs d’Etats et de gouvernement se réunissent tous les deux ans pour voter des résolutions concernant les orientations politiques que souhaitent suivre les pays qui ont la langue française en partage.
Le Congo, en tant que pays-hôte, préside donc l’Organisation Internationale de la Francophonie pour deux ans. Il y a deux ans, le sommet s’était tenu à Montreux, en Suisse, et la candidature du Congo avait été retenue pour prendre la suite.
Si le choix du Congo est contesté, notamment à cause de la situation des droits de l’Homme et de la guerre qui ensanglante le Kivu, à l’Est, le chef de l’Etat a cependant maintenu sa participation au sommet. Des associations françaises et congolaises avaient souhaité que le président de la République ne se rende pas à ce sommet.
Néanmoins, celui-ci a clairement dit, lors de la conférence des Ambassadeurs le 27 août, que sa présence ne signifiait pas une caution pour le régime de Joseph Kabila, mais qu’il entendait « tout dire partout ». Il y a quelques jours, la ministre de la Francophonie, Mme Benguigui, est allée à la rencontre des ONG congolaises, qui entendent aussi profiter de la visibilité que leur assure ce sommet pour se faire entendre.

- Lien vers le site du sommet de la Francophonie

Dernière modification : 09/10/2012

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