Union européenne-Afrique du Nord (18.2.2011) [de]

Michèle Alliot-Marie a participé hier soir à une conférence téléphonique sur la réponse que l’Union européenne doit apporter au processus de transition au Sud de la Méditerranée, en particulier en Tunisie et en Egypte. Y participaient également le Commissaire européen en charge de la politique européenne de voisinage, Stefan Füle, le Ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, ainsi que les ministères espagnol et grec des Affaires étrangères.

Michèle Alliot-Marie a demandé que l’Union européenne procède à une refondation de sa politique de voisinage, pour disposer de moyens politiques et financiers pour accompagner et répondre globalement aux transitions en cours au Sud de la Méditerranée.

Dans ce contexte, l’Union européenne doit accorder une priorité politique claire pour disposer de moyens dans sa politique de voisinage avec la Méditerranée. L’Union européenne doit renforcer ses financements en faveur des projets concrets de l’Union pour la Méditerranée : fonds d’appui aux PME, plan solaire méditerranéen, protection civile, enseignement supérieur et la formation professionnelle, etc afin que l’action de l’Union européenne puisse être très rapidement visible concrètement sur le terrain, en Tunisie et en Egypte, pour soutenir la transition démocratique. Le déplacement en Tunisie de Christine Lagarde et Laurent Wauquiez le 22 février constituera la première illustration dans ce sens.

L’Union européenne se doit d’agir dans le respect de la volonté exprimée par les peuples tunisien et égyptien, en proposant des solutions différenciées et adaptée aux priorités exposées par chaque partenaire du Sud le la Méditerranée. Les réponses de l’Union européenne devront bien sûr se concentrer sur l’appui à la démocratie, à la relance de l’économie et au partage équitable des fruits de la croissance, aux réformes sociales et au soutien à la société civile, sans oublier le soutien à l’investissement et le dialogue sur les migrations. Michèle Alliot-Marie a rappelé la volonté de la France de voir accélérer les discussions pour accorder à la Tunisie un statut avancé avec l’Union européenne, comme elle l’avait déjà demandé lors du dernier CAE du 31 janvier.

En vue du Conseil des Affaires étrangères qui se réunira les 20 et 21 février à Bruxelles, la France a adressé hier, à l’initiative de Michèle Alliot-Marie, une lettre avec des propositions concrètes à Catherine Ashton, la Haute Représentante de l’UE pour la politique étrangère et de sécurité, exposant notre vision de l’action de l’Union européenne pour accompagner ces transitions en cours au Sud de la méditerranée.

Cette lettre française a été co-signée par les ministres des Affaires étrangères de l’Espagne, de la Grèce, de Malte, de Chypre et de la Slovénie.

Enfin Michèle Alliot-Marie a évoqué avec les participants les questions des nouvelles arrivées de migrants dans le contexte des récents événements comme vient de le connaître l’Italie.

Pour en savoir plus :
- non-papier sur l’action de l’Union européenne en direction du voisinage Sud.

Dernière modification : 26/01/2012

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